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Wizoo Sound Design Darbuka - AudioFanzine
Constructeur :
Distributeur :
Prix neuf moyen :
Argus en savoir plus... :
N/A
Mise en Oeuvre :
10 / 10
Adéquation/Performance :
10 / 10
Avis Global :
10 / 10

Par Resextensa le 15/04/2005
Test du Darbuka de Wizoo
L'idée
L'idée directrice de la conception de Darbuka est simple : engager 2 des meilleurs percussionnistes de musique orientale, à savoir Mohamed Zaki et Suat Borazan, les installer dans un studio renommé, le Klangwelt de Francfort, avec une collection d'instruments couramment utilisés dans différents styles de musique orientale, et leur donner carte blanche, non sans avoir au préalable longuement discuté avec le producteur du projet Lothar Krell (compositeur renommé pour son expérience de la world music) et Basem Darwisch-Schurmann (ethnomusicologiste d'origine égyptienne, attaché de production sur de nombreux albums de musique arabe et afro nubienne).

Wizoo Darbuka : une belle boîte pour un beau soft...

Il convient ensuite de livrer le fruit de cette prestigieuse collaboration à des spécialistes de programmation informatique dans le domaine musical, comme Paul Kellet, connu pour sa suite de plug-ins gratuits MDA et pour avoir participé au développement de Virtual Guitarist, Groove agent ou Hypersonic… Un bon départ donc, avec un but unique : réveillez les racines orientales qui sommeillent en chacun de nous !

 

Le plan

Simple aussi, il consiste à faire tourner 2 Go de samples découpés sous forme de slices (plus de 100000 !) dans un plug-in (VST, Audio Units ou RTAS) rendant cette gigantesque banque facile à éditer, et souple à utiliser dans des compositions de différentes natures et tempi. Rien de bien original a priori dans la fin, reste donc à considérer d'un peu plus près les moyens !

L'interface propose tout d'abord un browser, qui permet de charger les sons. Ceux-ci sont regroupés sous forme de style (une trentaine au total -voir encadré-), chaque style étant représenté par un dossier contenant l'ensemble des loops et des instruments s'y rapportant.

Les instruments proposés :

Darbuka, Darbuka basse, Bendir, Riqq (tambourin turque), Sagats (petites cymbales à mains), Turas (cymbales plus grandes), Bongos, Shakers, Claps, plus certains samples inversés nommés Reverse.

Styles représentés :

Ayoub/Zar, Baio, Chiftetelli, Churchuna, Dabkkah, Darig, Daza, Dishka, Fallahi, Fazani, Karachi, Jirk, Laz Havasi, Libi, Maghrebi, Maksum, Malfuf, Mambo Sudani, Masmoudy Kebir, Nubian Reggae, Nubian Samba, Rai, Roman Havasi, Rumba Khaligi, Rumba Masri, Saidi, Samai Thakil, Sufi, Sudasi, Tom Tom, Wahda, Wahrani, Wals, Zafa et Zorofat.

On peut bien entendu, lorsque l'on connaît bien la collection, charger chaque élément individuellement, pour n'utiliser que ce dont on a besoin, ou créer, comme on le verra par la suite, ses propres combinaisons.

Lorsque le style est chargé en mémoire, les différents instruments dont il est constitué (voir encadré) apparaissent chacun sur une piste, et sont visualisés grâce à une image simili holographique d'un joli bleu particulièrement réussi. Si jusqu'ici tout est clair, cela se complique un peu, mais pour la bonne cause, rassurez-vous, avec la composition des loops en patterns. Car pour chaque style, chaque instrument propose plusieurs loops, déclinant ainsi plusieurs types de jeu et plusieurs interprétations.

Un clavier virtuel très stylisé, (qui peut bien sûr être contrôlé par un clavier réel) permet de déclencher les patterns, qui sont en fait des empilements de loops différents. Vous voyez, je vous l'avais dit, on est déjà un peu perdu !

En fait, avec 2 ou 3 clics, on découvre vite l'énorme potentiel et la flexibilité de cette organisation. C'est élémentaire, dans tous les sens du terme : on nous propose en fait une matrice d'édition, dont les colonnes sont dédiées aux instruments, et les lignes représentent les patterns.

On peut ainsi élaborer, grâce à un mode edit, toutes les constructions voulues, aussi bien en supprimant des instruments, qu'en choisissant tel ou tel interprétation de cet instrument si on décide de l'utiliser. Chaque combinaison est ensuite directement déclenchée par une note midi. Evident, et on ne peut plus pratique !